C'était une nuit de pleine lune. Une femme d'environs 30 ans veillait ses deux enfants endormis. L'un était un garçon, aux cheveux bruns tout ébouriffés, l'autre, une petite fille aux cheveux très longs et d'une blondeur incroyable (presque blanc). Ils étaient différents physiquement et pourtant si semblables, pourvu tout les deux d'une grande beauté mélangeant à la fois celle de leur père et celle de leur mère. Le garçon enlaçait sa s½ur de son bras droit, qu'elle agrippait de sa main gauche ainsi ils ne semblaient former une seule et même personne.
Bien qu'ils soient faux jumeaux, ils entretenaient un lien indescriptible, hors du commun, MAGIQUE. Ils se comprenaient par de simples regards et savaient quand l'autre n'allait pas bien. Ils ressemblaient tellement à leur père et leur mère savait que cet étrange phénomène était lié à l'amour qu'elle lui avait porté et qu'il lui avait si bien rendu, adolescent. Un amour inattendu mais très puissant qui avait vaincu la mort et donnait naissance à une puissance magique inconnue incarnée dans ces deux enfants.
La nuit avait laissé place à l'aube, tirant la jeune femme de son pseudo sommeil, elle quitta son fauteuil et descendit préparer le déjeuner dans la cuisine. Elle était belle, une peau lisse, des traits fins, de beaux yeux chocolats mis en évidence par de grands cils. Une beauté naturelle rare presque surréaliste. Tout cela n'était qu'accentué par une silhouette fine et féminine. Pourtant on apercevait au fond de ses yeux une extrême tristesse. Reflet d'une blessure trop profonde pour cicatriser, une blessure qui vous ronge et vous torture sans jamais vouloir vous tuer. Son visage avait perdu sa joie de vivre adolescente pour laisser place à une expression de vécue. La beauté était là mais n'était qu'une façade, l'éclat de son visage avait disparu. Seuls ses enfants réussissaient à lui soutirer quelques petits sourires, et quelques rires. Ils sentaient qu'elle cachait un lourd secret qui l'a rongé de l'intérieur.
Ce qu'ils ne savaient pas c'était qu'il faisait partit de ce secret, ils en étaient même un des éléments central. Ils étaient les enfants de la nouvelle prophétie mais aussi le fruit d'un amour interdit et dangereux. Leur père était soit un traite, soit un criminelle mais dans les deux cas on lui voulait du mal ainsi qu'à ses proches, c'était d'ailleurs pour cela qu'il avait fuit celle qu'il aimait plus que tout.
Elle les cachait depuis leur naissance chez le Professeur Mcgonagall comme Dumbledore lui avait demandé il y a 11 ans. Par contre, elle avait choisi de rompre tout ses liens amicaux et familiaux quand elle avait su pour ses enfants et la prophétie. Elle avait pensé que c'était la meilleure chose à faire, pour les protéger, pour se protéger sans doute mais aussi un peu par douleur. À 18 ans, elle disparut donc de la société sans explications, laissant derrière elle toute son enfance, toute sa vie.
Dumbledore et McGonagall étaient les seules personnes de son ancienne vie à connaître ses enfants, et à savoir qu'elle était toujours vivante. Ils s'étaient occupés d'elle depuis le tout début, personne ne la connaissait mieux qu'eux, même pas elle.
Elle côtoyait tout de même un peu les gens du village, pour ses enfants, ils devaient avoir des amis elle ne pouvait pas leur imposer une vie de solitude, elle se serait sentie coupable, ils n'y pouvaient rien après tout.
Pourquoi la prophétie les avait désigné eux, pourquoi pas les enfants de l'élu et de l'héritière de Gryffondor? Pourquoi ses enfants devaient-ils sauver le monde?
Dumbledore lui avait dit que c'était certainement dû au faite qu'elle était la s½ur du survivant, le même sang coulait dans leurs veines, celui de Lily et James Potter.
De toute façon il n'y avait pas de doute possible. Dès leur plus jeune âge, ils avaient présenté de nombreux talents magiques.
Enfants extrêmement intelligents et doués, ils avaient soif de savoir, ils voulaient tout connaître, être les meilleurs sorciers du monde mais leur mère n'avait pas voulu qu'ils en apprennent trop avant d'entrer à l'école.
Elle avait néanmoins accepté que Dumbledore les aide à maîtriser leurs dons communs comme la télépathie ou l'amplification de leur pouvoir, pour éviter tous dangers à Poudlard. Ses dons là c'étaient révélé dès leur 2ans et vers leur 6 ans ils avaient développé chacun un don particulier.
Liloo pouvait ressentir la présence des personnes malveillantes même si elles se trouvaient à plusieurs kilomètres d'elle et effacer leurs mémoires. Le jour de ses 6 ans, elle l'avait fait sur leur voisin, un vieux grincheux qui détesté par dessus tout les enfants, il lui avait crié dessus parce qu'elle avait lancé malencontreusement son ballon dans les fleurs et il s'était retrouvé à st mangouste pour quelques mois. Nathan, lui pouvait déplacer les objets par la pensée. Sa mère s'en était rendu compte très vite, il adorerait faire voler ses jouets à travers la maison.
Pour leur sécurité, elle avait aussi pris l'initiative de leur apprendre l'occlumancie et le legitimus comme son petit ami lui avait appris à l'adolescence pour protéger leur amour. Il se trouvait qu'ils étaient plutôt doués, le maîtrisant parfaitement dès leur 10ème année.
Aujourd'hui, ils avaient 11 ans et leur départ pour Poudlard approché, ils avaient reçu leur lettre la veille. Leur mère allait les accompagner pour enseigner l'arithmancie à la demande de Dumbledore, celui-ci avait peur de laisser la jeune fille seule, ce qui la faisaient vivre c'était ses enfants alors sans eux il pouvait arriver n'importe quoi.
- Liloo, chérie, appelle ton frère s'il te plait, il va nous mettre en retard sinon.
~~Nathan descend si tu ne veux pas que maman te confisque ton balais~~ prévenu t-elle son frère sans un mot ;
Nathan dévala les escaliers et s'agenouilla au pied de sa mère, la suppliant.
- oh! Non maman pas mon balais, pas mon balais s'il te plait!
- mais qu'est ce que ... Liloo je t'avais juste demandé de l'appeler pas de lui faire peur. Elle envoya un petit regard complice à sa fille qui éclata de rire contente de sa farce.
- oui je sais mais tu ne trouves pas que ma technique est plus efficace, tu sais maman, ce n'est qu'un garçon il ne répond qu'aux menaces!! Liloo prit un léger air supérieur semblable à celui que prenait son père quand il vannait les autres. Néanmoins dans le cas de Liloo, c'était juste pour rire, d'ailleurs elle se jeta aussitôt dans les bras de son frère et lui posa un énorme bisou baveux sur la joue. Mais je rigole, tu sais bien que je t'aime.
- bien sûr ma chère s½ur mais sachez que si vous continuez je vous met sur mon balais et je vous accroche sur la dernière branche de l'arbre. Répondit-il en s'essuyant la joue.
- non! tu n'oserais pas, pas à ta s½ur adorée si gentille avec toi et tellement plus intelligente que son naze de frère! Sur ces mots, elle détala comme un petit lapin vers le salon.
- attends un peu tu vas voir si je suis un naze, viens par là. Nathan se précipita à la poursuite de sa s½ur son balai en main. Et comme tous les matins les deux enfants finissaient allongés sur le tapis du salon mort de rire. Hermione les rejoignit et ils se jetèrent sur elle et elle les enlaça tendrement.
- vous êtes des petits monstres tout les deux.
-« on t'aime maman. Dirent-ils en c½ur.
- oui moi aussi mes amours, vous me rappelez tellement votre père, il vous aurez aimé lui aussi.
Liloo essuya une larme que ne put contenir sa mère.
- non maman ne pleure pas, il veille sur nous là où il est.
Ne trouvant pas les mots pour expliquer à deux enfants les horribles raisons pour lesquels leur père ne pouvait être près d'eux, elle préféra leur dire qu'il était mort. Elle ne savait de tout façon pas s'il était encore en vie pourtant elle ne cessait d'y croire et de l'aimer. Elle se redressa et prit leurs mains.
- bon allez, direction le chemin de traverse maintenant.
Sur ce, ils se transplantèrent.
Une fois au chemin de traverse, elle eu la joie de voir les yeux de ses enfants s'illuminer, se remplir d'étincelles de stupéfaction. Elle se rappela sa première visite. Elle aussi avait été fascinée par ce lieu magique où courraient tous les écoliers. Elle les emmena acheter leur robe de sorcier, puis les livres et tout autres accessoires dont il avait besoin pour leur année scolaire. Ils couraient partout ne sachant plus où donner de la tête. Mais tout à coup, ils s'arrêtèrent figés devant une magnifique boutique d'où sortaient de nombreux enfants. Ils interpelèrent leur mère en faisant de grands gestes pour qu'elle les rejoigne. Quand elle fut à leur coté, elle se raidit en comprenant où elle se trouvait. Elle lut la pancarte « magasin de Farces et Attrapes des Jumeaux Weasley », et aperçut deux tignasses rousses à travers la fenêtre. Une vague de souvenirs lui revient en mémoire tel un coup de massue trolléenne. Le marécage de Fred et George en 5éme année, les sortis nocturnes en 6ème année avec Harry et Ron, l'AD, les matchs de quidittch, la joie et l'amitié. Tout ça lui fit peur, en aucun cas ils ne devaient la voir. Elle tenta d'attrapa la main de jumeaux pour les éloignant mais fut horrifiée de les voir discutant avec d'autres enfant à l'intérieur du magasin. Elle prit son courage à deux mains, elle venait de Gryffondor tout de même et entra à son tour dans le magasin.
- Liloo, Nathan venaient vite on s'en va on a plein de choses à faire encore. Murmura t-elle à demi-voix.
Cependant ils ne l'écoutèrent pas du tout, trop occupés à contempler les rayons. En revanche les deux vendeurs relevèrent brusquement la tête au son de cette voix. Voix qu'ils connaissaient parfaitement bien, mais qu'ils n'avaient pas entendue depuis une éternité.
- Hermione, c'est bien toi mais... Fred s'approcha d'elle et la prit par les épaules pour la regarder de plus près. Oui c'est bien toi, Oh Mione on pensait tous que tu étais morte. Il l'enlaça et appela son frère. George c'est bien notre petite Mione, viens vite.
Vite, il n'aurait pas pu faire mieux, il se précipita sur elle et la prit dans ses bras à son tour. Hermione s'était à nouveau mise à pleurer mais cette fois-ci ce fut de joie. Heureuse de les revoir elle sentit combien ils lui avaient manqué.
- tu n'as pas changé tu sais, tu es toujours aussi jolie, mais qu'est ce qui c'est passé Mione. Demanda George
- pourquoi avoir coupé les ponts Enchaina à la seconde près Fred
- oh! C'est assez compliqué mais je crois ne pas avoir le droit de vous le révéler sans l'accord de Dumbledore. Répondit-elle en baissant la tête pour regarder ses pieds espérant qu'ils n'insisteraient pas plus. Mais en tout cas je suis vraiment désolée pour toute la peine que j'ai dû vous causer.
- On comprend et le principal c'est que tu sois encore vivante, c'est si bon de te revoir! Ils l'enlacèrent à nouveau.
- Mais sinon qu'est ce que tu deviens maintenant. Demanda Fred
- Je viens d'obtenir un poste à poudlard et avant je me suis occupée à plein temps de mes enfants et des enfants c'est du boulots.
- Tes enfants? L'interrogèrent-ils ensemble
- Oui, attendez, Liloo Nathan venez par là, je voudrais vous présenter des amis à moi.
Les deux bambins s'approchèrent et se figèrent devant les Weasley. La ressemblance avec leur père et leur mère était incontestable mais il y avait aussi une légère ressemblance avec Harry sur le visage de Nathan, ses yeux verts émeraudes ceux de Lily Potter sans conteste.
- Je vous présente Liloo et Nathan et là c'est Mr et Mr Weasley
- Oh mais, ce sont ses enfants, tu sais où il est alors! On aimerait tell.... Commença Fred
- Vous savez c'est un grand pas pour eux, ils rentrent à poudlard cette année, vous savez les enfants vous avez devant vous les plus célèbres fauteurs de trouble de votre école. S'empressa-t-elle de répondre en suppliant du regard les jumeaux pour qu'ils changent de sujet.
- Ah oui c'est exact mais nous sommes aussi les célèbres batteurs de l'équipe de quidittch de Gryffondor, dite moi comment vous vous débrouillez sur un balais vous deux, parce que si je me souviens bien votre mère en avait une peur bleue. Fred entraîna les deux jumeaux vers le rayon quidittch tout en écoutant les exploits de Nathan qui avait sans aucun doute hérité des talents de son père et d'Harry.
- Je suis désolé on ne savait pas. Commença George
- Ce n'est rien mais ils pensent que leur père est mort, je ne pouvais pas leur dire la vérité.
- Mais s'ils ont 11 ans ça veut dire que tu es...
- Tombée enceinte à la fin de ma 7ème année oui c'est ça, c'est en partit pour ça que j'ai disparut.
- Il n'est pas au courant pour ses enfants alors, il a disparut juste avant toi, ça a été dur pour tous le monde tu sais vous perdre tous les deux en même temps.
- Je m'en doute, je ne sais même pas s'il est encore vivant, il fuyait le ministère et les mangemorts. Les yeux d'Hermione se remplirent légèrement de larmes à l'évocation de ce souvenir.
George l'attira vers elle, pour la réconforter.
- tu sais! je sais qui pourrai te renseigner.
- qui? Demanda t-elle en relevant la tête, un signe d'intérêt dans les yeux.
- tes meilleurs amis Mione. Harry et Ron travaillent tous les deux au ministère en tant qu'auror. Viens au terrier demain midi, on fête la rentrée des enfants. Répondit-il
- je ne sais pas, je ...
- Mione ils ne t'ont pas oublié, jamais ils n'auraient pu, et je pense que tu as beaucoup de choses à révéler à Harry!
- Quoi, comment... Balbutia t-elle surprise.
- les yeux de Nathan, Hermione il a ceux d'Harry et de Lily c'est incontestable. Ils regardèrent tous les deux le jeune garçon contant toujours ses exploits gaiement.
- oui tu as raison, tu le verrais sur un balai c'est encore plus flagrant, il a un mélange du talent de son père et de son oncle, c'est magique il ressemble à un oiseau dans les airs. Tu as sans doute raison il est temps.
Elle attrapa ses enfants par la main et prit la direction de la boutique d'Ollivander pour leur baguette, en passant la porte elle s'adressa une dernière fois à Fred et George
- je viendrais c'est promis.
Après cette journée au chemin de traverse, Hermione discuta longuement avec Dumbledore et ils décidèrent ensemble qu'ils étaient temps que les enfants sachent une partit de la vérité sur leur famille et qu'elle pouvait sans danger aller au terrier et parler de tout à Harry et Ron. 11 ans de solitude semblaient bien suffisants.
Elle coucha ses enfants et leur conta toute son histoire, ses années d'études, Voldemort, ses amis, son frère le célèbre Harry Potter. Et fini par leur dire la vérité sur leur père, qu'il était partit pour la protéger des mangemorts et de son propre père. Mais elle leur assura qui ne les avaient jamais abandonnés, il n'était pas au courant de leur existence quand il avait fuit et qu'aujourd'hui elle ne savait pas s'il était encore vivant ou non. Elle insista bien sur ce point ne voulant en aucun cas qu'ils aient une mauvaise image de lui. Néanmoins, elle n'évoqua pas la prophétie, souhaitant que Dumbledore s'en charge à l'école. Liloo et Nathan l'écoutèrent silencieusement, buvant ses paroles comme leur chocolat chaud. Quand elle eu fini, elle se sentit soulagée, débarrassée d'un fardeau vieux de près de 20 ans. Elle regarda ses enfants qui ne purent faire autre chose que de planter leurs yeux dans ceux chocolats de leur mère avant de fondre en larme, elle les prit dans ses bras et les berça jusqu'à ce qu'ils s'endorment.
Aucun des deux ne lui en voulu d'avoir mentit sur leur père, contre lui non plus ils n'avaient aucun ressentiment. D'une part parce qu'il ne les avait pas abandonné ne connaissant pas leur existence et d'autre part parce qu'il avait voulu avant tout protéger leur mère preuve qu'il l'aimait sincèrement.
En s'endormant ils se promirent l'uns l'autres qu'ils détruiraient chaque mangemorts qu'ils rencontreraient, en particulier Lucius Malfoy leur cher grand père et qu'ils retrouveraient lord Voldemort pour le détruire à jamais. Lui seul était à l'origine de tous les malheurs de leurs parents.
